Quelque chose du temps nous a été volé. L'éternité ? Le savoir de l'infini qui nous cerne empêche tout sens d'éclore. Le sens ne peut apparaître dans ce qui n'a pas de centre et se déploie en toute direction de manière infinie. Or, s'il n'y a pas de sens,...
Lire la suiteTout le malheur des hommes vient de ce qu'ils ne savent vivre sans se faire une certaine idée d'eux-mêmes. Nous marchons à l'ombre du constat de ce que nous sommes, couplé à l'idée de ce que nous souhaiterions être. Et nous nous persécutons avec cette...
Lire la suiteSe demande depuis quand est revenue angoisse matinale. Difficulté à dater choses couplée à pensée mort. Se lève matin dans temps qui a révélé nature concave, temps où tout s'agglutine et se réfracte. Abolition frontières qu'imposaient mémoire et souvenirs...
Lire la suiteNous vivons temporairement (?) une existence cernée par le virtuel. Nous sommes tous des malades en puissance. Dans le « réel » construit par l'État gestionnaire médical, il y a le mort, le malade, le malade asymptomatique, le citoyen potentiellement...
Lire la suiteDes embryons de pensées avortent sans cesse en moi. C'est une véritable hécatombe. Plus rien ne naît d'intelligible. Il me faut procéder à des extractions. La maïeutique ne fonctionne plus. Alors : césarienne à vif dans le ventre de mes idées. Mais toutes...
Lire la suiteComme notre capacité d'empathie est limitée ! Et comme notre compassion s'avère fragile, en définitive, s'évaporant sans bruit dès qu'elle heurte le moindre obstacle... Ainsi mon profond soulagement ce matin, m'apercevant que la frêle cliente de la table...
Lire la suiteVitalité. Nous avons, dans l'obscurité sinueuse qui croit en nous, une altérité qu'il ne faut pas décevoir. Et cette altérité c'est la vie. Pour s'en convaincre, il faut avoir aperçu que nous ne sommes pas la source de notre vitalité. Pour s'en convaincre,...
Lire la suiteL'œuf peut-il sortir seul de lui-même ? Sans qu'on le casse en lui donnant un coup ? Lorsque l'œuf est cassé, c'est la fin de l'œuf. Quand l'œuf est cassé, ça ne peut plus tourner rond pour lui. L'œuf n'est pas reconnaissant. C'est l'humiliation du c...
Lire la suiteL'œuf ignore que le réel ne s'arrête pas à sa coquille. Je lui rends donc service en le cassant. Accroissant sa connaissance en faisant voler en éclats son petit monde. Peut-il en aller autrement ? Sa substance paresseuse se répand alors hors de lui-même....
Lire la suiteL'écrivain au travail se trouve vite à l'étroit dans sa langue. Son vocabulaire, aussi vaste soit-il, institue les portes vitrées de sa demeure. Vitres auxquelles il se cogne telle une mouche désorientée, magnétisée par la lumière aveuglante au dehors....
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